Atelier émotions chez les School: Qui a peur du grand méchant loup? Par Mélanie

Apprendre et connaître ses émotions quand on est enfant ce n’est pas toujours simple ( en grandissant non plus d’ailleurs!) 



Les enfants vivent parfois de grandes tempêtes émotionnelles, qu’ils traversent sans filtre. 
Prendre en considération les émotions de l’enfant, mettre des mots sur leurs émotions en faisant des cercles de paroles, les parcourir à travers des livres, le dessin, la danse et la créativité est essentiel pour leur permettre d’identifier et les nommer petit à petit.

Les lundis,  en collaboration avec Angeline, nous avons décidé de partir à la découverte des émotions qui les traversent, un apprentissage essentiel à nos yeux. 

Après quelques semaines autour de la joie nous entrons dans le monde de la peur…

“Mes petites peurs” Livre apporté par M
En introduisant le livre Mes Petites Peurs, page après page nous découvrons les petites et grandes peurs: des bruits sous le lit, la nuit, le gros chien qui aboie, jouer à se faire peur, peur de se perdre ou encore l’orage… Des peurs, on peut en avoir un tas! Ca fait comme une montagne! 

On va apprendre à apprivoiser nos peurs petit à petit… Trouver des astuces afin de les surmonter.

Lorsque nous faisons un cercle de parole nous avons des petits rituels instaurés depuis la rentrée. 
Nous allumons une bougie au centre pour annoncer le début du cercle. 
Nous utilisons un bâton de parole, son utilisation développe une capacité d’écoute véritable et incite chacun à prendre sa place dans le cercle et le groupe. Le bâton en main, on essaie de revenir à soi et d’exprimer une idée, un ressenti, un fait, un sentiment, un avis, un questionnement… 
Si on ne veut pas s’exprimer on peut faire un moment de silence avec le bâton et le passer à côté.


En deux groupes les enfants ont pu discuter de leurs peurs. Durant ces moments, ils apprennent également à prendre la parole devant plusieurs camarades, développer leur capacité d’écoute.


G. “J’ai entendu une histoire de loup, un loup qui se transforme en loup garou”…
C. “J’ai horriblement peur des araignées, quand j’en vois je crie!”
K. “J’ai peur de la nuit.”
D.” J’ai peur du loup, de ses grandes dents, j’ai jamais vu de loup.”
J. “J’ai peur des trains fantômes, du tunnel noir.”
L.” J’ai peur quand je fais des cauchemars, j’ai fais un cauchemar de pieuvre.”
A. “J’ai peur du loup aussi.”

Avec notre trouillomètre nous essayons de mesurer nos peurs !
Pas du tout peurun peu peur/ peurtrès peurhorriblement peur


La semaine suivante, nous dessinons nos peurs en reprenant ce dont nous avons discuté la semaine précédente. 
Ceci permet une distanciation d’avec sa peur et permet de se sentir acteur pour la surmonter!

K. “Je fais un carré noir , c’est la nuit:”
L. “Quand je fais un cauchemar je me mets sous la couette et je serre mon doudou.”

    M. Comment on dessine un renard qui fait peur?
           Tess a pu accompagner M qui cherche une image de renard dans un livre.


M.”Je dessine ce que j’ai besoin pour ne plus avoir peur, mes doudous et une boîte à monstre.”


M. “Pour ne pas avoir peur je dors avec des tas de doudou et mon doudou de naissance “
M.”J’ai peur des chiens ou quand il fait noir!” 
   
G.”Peur du loup Garou”    

La semaine suivante, les enfants ont pu présenter leurs dessins en petit groupe.
Nous abordons l’aspect physiologique de la peur, que se passe-t-il dans le cerveau et dans le corps lorsqu’on a peur?
 Nous nous sommes demandé ce qu’on pouvait faire pour se donner plus de courage lorsqu’on a peur? 


Sans peur, l’être humain ne pourrait survivre. Elle permet de réagir immédiatement face au danger mais aussi d’apprendre à mieux se protéger.
Nous réagissons tous de manière différente face à la peur.
Nous les représentons avec les dessins ci-dessus: quand j’ai peur, je peux prendre la fuite, être paralysé, ne plus bouger ou réagir avec agressivité en me défendant.



Les ressources: Quelles sont les outils à notre disposition pour se sentir plus courageux ?

Nous fabriquons nos idées avec différents matériaux de récup!

J. “Pour être plus courageuse, j’imagine un doudou magique qui fait de la musique ou une machine à ne plus avoir peur.”
L. “J’aimerais faire un crocodile pour attraper les gens méchants.”
M. ” Une lumière magique qui change de couleurs.”
K.” Je mettrais des piques à marrons à l’entrée de la porte qui pique les pieds des monstres!”
S. ” Une fenêtre qui aspire les cauchemars, je serais en haut et j’enverrais des flèches.”
A. “Moi je met une veilleuse pour ne plus avoir peur.”
L.” Je veux créer une machine anti-monstre!”

Un outil puissant, c’est l’imaginaire. C’est le langage de l’inconscient mais aussi un langage que connaissent bien les enfants.
Ici, nous fabriquons des potions magiques.

Inspirés des traditions de nos ancêtres, nous utilisons les plantes réputées magiques pour fabriquer un élixir contre nos peurs.



Posologie:

La fiole sera posée à côté du lit.
Avant de s’endormir, nous pouvons aider l’enfant à se souvenir du pouvoir magique des plantes et des intentions qu’il a posé lors de la fabrication.
Si on prend cela au sérieux, l’enfant aussi et il se sentira plus fort et accompagné (moins impuissant face à ses peurs). 
Douce nuit à chacun…






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